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Primaire socialiste. Les luttes au temps mauvais des élections...

, par Antoine (Montpellier)mardi 17 janvier 2017

« Cette déconnexion est grave ». « Valls, Hamon, Macron, Mélenchon… tous sont loin de la réalité du monde du travail. Et les conseillers dont ils ont choisi de s’entourer aussi » (Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT)

Philippe Martinez a raison, mille fois raison. La cassure, qui est une cassure de classe, entre la caste politique, y compris de gauche, et les travailleurs/-euses (auxquel-les on devrait adjoindre les privé-es de travail) donne une clé de compréhension décisive de la nature de l’élection présidentielle. Pas sûr, pour autant, que l’on doive s’en tenir à une trop simple « déconnexion avec la réalité » pour aller jusqu’au bout du dévoilement du système de domination qui est niché dans cette élection comme, au demeurant, dans l’ensemble de l’édifice et des procédures institutionnelles en place. Loin d’être déconnectés de la réalité, les politiciens qui sont "la gauche" se trouvent au coeur des processus, bien réels, de dépossession politique des couches populaires. Ce qui, Philippe Martinez le pointe, alimente la crédibilité d’une Marine Le Pen qui a, "dans son arrière-boutique", le Medef.

On pourrait pourtant interroger le positionnement syndical, que Philippe Martinez n’exprime que trop clairement, consistant à avoir « attendu davantage d’un gouvernement qui nous promet monts et merveilles ». En 2010 avec la stratégie syndicale d’épuisement de la combativité populaire opposée à la réforme des retraites assénée par la droite et la déviation électoraliste induite, dans la foulée, vers la double impasse, en 2012, de la solution Hollande ou de la solution Mélenchon, nous avions pu vérifier ce qu’il en coûtait qu’un mouvement social prometteur (quoique évidemment sans garantie absolue de gagner) soit entravé syndicalement dans sa dynamique contestataire d’aller au bout, d’atteindre son objectif, en l’occurrence le retrait de la contre-réforme des retraites. Revendication que pas plus la CGT que les autres centrales syndicales ("heureux" temps du "syndicalisme rassemblé") n’ont jamais voulu avancer ! Cette démarche syndicale se refusant à assumer ce qu’un mouvement social peut se donner, par lui-même, comme objectif politique (la défense des retraites est on ne peut plus politique !) est, de fait, un véritable blanc-seing accordé aux "politiques" pour qu’ils fassent ce qui est admis être supposément...leur "travail" (sic). On ne s’étonnera pas que Mélenchon, tout tendu vers sa candidature présidentielle, ait approuvé ce schéma d’un mouvement social perdant (dans l’instant)/gagnant (par un différé de deux ans) par la magie électorale, piteusement électoraliste, de "la révolution par les urnes" ! Pour lire la suite cliquer ici

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