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Podemos. Toujours la crise et une affiche qui fait mal...

, par Antoine (Montpellier)samedi 9 mars 2019

La démarche d’affichage "Vuelve" de Podemos a été publiquement reçue comme si primaire, si grossière - mais aussi, pour certain-es, comme un véritable lapsus révélateur d’un refoulé politique/prépolitique d’attachement magique à la figure d’Iglesias - que celui-ci en a été gêné, au point de s’en désolidariser et de la faire retirer.

Sur son chemin de croix, Podemos en appelle au Sauveur...

La crise politique s’amplifie dans Podemos : la rupture ouverte, au coeur politique du pays, Madrid, par Iñigo Errejón (cliquer ici), l’ancien plus proche compagnon du secrétaire général Pablo Iglesias, au profit d’une alliance électorale avec la maire sortante, Manuela Carmena, elle-même décidée à s’émanciper de toute tutelle podémite, a déclenché une onde de choc dont le "parti violet" ne parvient pas à se remettre. Les ralliements de cadres au dissident se sont multipliés (parmi les alliés, celui des écologistes madrilènes d’Equo), les conflits plus ou moins latents dans les micro-appareils locaux s’aiguisent, les démissions de figures connues ou moins connues continuent, les cercles de base dénués de vrai pouvoir de décision se languissent et rétrécissent, les partenaires en coalition municipale, qui avaient permis de décrocher des villes parmi les plus importantes en 2015 (outre Madrid, Barcelone, Santiago, Saragosse ou Cadix), prennent leurs distances ou posent leur conditions pour reconduire l’unité...sous leur égide... Et l’image du parti battant qui, il y a quelques mois encore, parvenait, mais déjà contre vents et marées, à se maintenir à flot, s’en trouve sérieusement écornée. Les sondages l’annoncent parti battu et, méchant retour de bâton de l’histoire, le PSOE est en passe de lui prendre la moitié des sièges de député-es (cliquer ici). Alors qu’initialement perçu partie prenante de la "caste" à combattre, il était la gauche à dépasser, et même à électoralement "surpasser" (le "sorpasso" était le leitmotiv de ce moment de « guerre de mouvement » !), il fallut se résoudre à assumer qu’il restait indépassable et que, désormais « guerre de position » oblige, l’heure était à travailler plus humblement à devenir son allié subalterne pour ainsi se trouver en mesure d’accéder au gouvernement du pays. Le paradoxe pour les socialistes est que cette bénéfique dégringolade annoncée du trublion violet qui s’agite, toujours plus dans le vide, sur leur gauche, en n’opérant qu’un transfert de député-es à leur profit, à somme constante des deux scores, empêcherait tout élargissement de la base électorale nécessaire pour que la coalition de gauche gouverne en majorité absolue. Ce qui permettrait au "triparti" formé des droites et de l’extrême droite, boostées par leur récent succès andalou (lire ici), de passer en tête, sans cependant être sûr lui-même, d’obtenir cette majorité absolue ! Cliquer ici

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