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Gérard Filoche : réponse à une lettre ouverte dans Mediapart

Lettre ouverte à Gérard Filoche : que vaut encore l’étiquette PS pour 2017 ?

, par Patricevendredi 9 décembre 2016

Cher Jean-Philippe Prost

Tu m’interpelles sur Mediapart en « lettre ouverte ». En gros selon toi, ma candidature et mon programme (élaboré de longue date et défendu collectivement par la revue « D&S » depuis 23 années) auraient tout pour te convaincre, sauf mon appartenance au PS.

Ma réponse est que mon appartenance au PS, au contraire est un « plus » pour faire défendre et faire gagner ce programme.

(au-dela de ma personne, même s’ils parviennent à m’empêcher d’être aux primaires).

Mais je te signale, et je l’ai dit mille fois, que je ne veux pas être candidat sous l’étiquette PS mais candidat commun de toute la gauche sur une plateforme commune de toute la gauche. pour gagner en 2017. Pour éviter la division qui produira le désastre, sinon, le 23 avril à 20 h. Et encore plus en juin.

Je milite pour ça au delà de ma personne bien sur. Par contre c’est vrai, je veux, avec tous mes amis de D&S, et de la motion B, MLG, entrainer le PS à gauche pour gagner une majorité dans cette voie, car il y a 6 millions de voix socialistes en jeu et sans elles on ne peut y parvenir.

Chacun comprend que gagner la primaire des 22 et 29 janvier c’est aussi gagner le contrôle du parti. C’est aussi important comme enjeu que la victoire de Jérémy Corbyn en Grande-Bretagne.

Pour gagner et entrainer ces voix dans une dynamique unitaire à gauche, il faut que des socialistes parlent aux socialistes. 6 millions de voix exprimées sont en jeu. Et encore des millions d’abstentionnistes.

C’est comme cela qu’on a gagné le « non » au referendum le 29 mai 2005 : c’est parce que nous avons fait campagne en tant que socialistes pour mobiliser les socialistes pour le « non » et sinon nous n’aurions pas, ensemble, obtenu une majorité de 55 %. Ce soir là, dans les couloirs de France 2, Pierre Moscovici m’avait dit « à 51 % on t’excluait, Mélenchon et toi, à 52 % aussi, mais là, ça va finir à 57 % et on peut plus ». Ca avait fini à 55 % et on n’avait pas été exclu !

Je sais pertinemment depuis le début que l’on ne peut pas vaincre un appareil comme celui là seulement dans des luttes internes, j’ai toujours pensé qu’il fallait s’appuyer sur le mouvement social de masse, et combiner action interne et externe, dedans et dehors.

Et c’est le rapport de force social et politique dans le salariat qui est déterminant.

Mais c’est aussi très clair, si on n’a pas la force suffisante pour vaincre le mauvais karma de l’appareil dedans et dehors, on n’a pas non plus la force pour gagner une transformation sociale profonde, c’est l’échec à tous les coups.

Tu me demandes : aurais-je des garanties si je gagne (ou mes amis proches) ? Non, on n’en a jamais, nulle part. Sauf dans la puissance et la conscience du mouvement social.

Mais l’exemple du Labour party que tu prends, est très bon : je n’aurai jamais parié sur le redressement de ce parti après l’insupportable Tony Blair (qui est un condensé de Macron et Valls). La candidature de Jérémy Corbyn a révélé et libéré un besoin de gauche enthousiaste, les salles se sont remplies, la mobilisation à traversé tout le pays, les syndicats, le parti, il a gagné au premier tour en 2015 à 59 %. Mais tu as raison, l’appareil n’a pas baissé les bras, et après le Brexit, il a encore tenté de renverser Corbyn : 172 députés Blairistes ont exigé son départ. Mais ils ont échoué : Corbyn a gagné la seconde primaire du premier coup avec 62 % des voix. Il a gagné dans tous les collèges, celui des élus, celui des adhérents et sympathisants, celui des syndicalistes. Le Labour est passé de 100 000 à 650 000 membres, il est le plus grand parti de gauche de masse d’Europe !

La grande erreur de Mélenchon vient de sa propre histoire et de ses limites : une fois qu’il quitte le PS le 8 novembre 2008, il décrète que celui ci n’a plus de raisons d’exister, et qu’aucune gauche socialiste n’a plus de raison d’être. Il a tendance à confondre le monde entier et son monde à lui. Comme tous ceux qui écrivent l’histoire du mouvement ouvrier à partir de la date où ils y sont entrés. Il déclare que le PS est un « astre mort ». Mais… en dépit de son départ subreptice en 2008, le PS gagne quand même tout le pouvoir en 2012 (PR, AN, Sénat, régions, départements, villes..) ! Jamais il n’avait eu autant de pouvoir !! Ce sont des millions de nos électeurs qui ont donné tous les pouvoirs à un « astre mort ». Mélenchon appelle à juste titre à voter Hollande. Ca prouve qu’il haut toujours voter avec son camp (même malgré ses directions dévoyées) . Toujours faire gagner la gauche contre la droite et l’extrême droite. Battre FN et LR tout en appelant à changer la gauche

Hollande, alors, trahit ! Et il fait perdre en cinq ans tout ce que, lui, la gauche et le PS et nous avons gagné en 10 ans.

Mais du coup, car le PS est toujours un parti de gauche, parce que sa nature de classe est inchangée la révolte gronde, la résistance s’organise, et la gauche socialiste n’a jamais été aussi forte, jusqu’à bloquer au Parlement, susciter des 49 3 et, presque, presque, c’était inédit, une motion de censure !

Au lieu de s’en réjouir, de se féliciter du mouvement, de proposer l’unité, de tendre les bras à cette gauche qui dépasse les 30 % du PS, par contre Mélenchon l’insulte, la nie, la dénonce comme « capitulatrice », du seul fait qu’elle serait au PS. Il a organisé un dénigrement stupide des « frondeurs » alors que ceux ci à leur rythme allaient dans le bon sens et qu’il fallait les accueillir et les encourager. Au lieu de renforcer toute la gauche, cette stratégie affaiblit toute la gauche.

Par la faute de Mélenchon, par un gauchisme originel, (mais pas original, c’est pire que le Krivine des années 70) une meute qui ne savent rien à l’importance historique, sociologique, politique, pratique et dynamique du front unique de classe, de l’unité de la gauche, au lieu de considérer logiquement le combat de la gauche socialiste comme un combat ami, fraternel, additionnel, complémentaire, utile et indispensable, crient tous les jours à la « rupture », à la capitulation, ils en appellent au clivage, à la scission, à la désertion, à la dénonciation. Ce qui est contre-productif. Chaque fois que des ultras dénoncent les « socialopes », les « solfériniens », les « traitres » pourris, vendus, et font campagne « plus jamais PS », ou cassent des permanences PS, bafouent des militants et électeurs socialistes sincères, ils perdent des millions de voix, ils affaiblissent le camp de la gauche dans son ensemble.

Or le 6 décembre 2015, il y avait encore 6 millions de voix socialistes, soit, 66 % des voix de gauche exprimées ce jour là. (Sans parler des millions d‘abstentionnistes socialistes eux aussi). Certes ce nombre de voix a reculé, (sur le nom d’Hollande, il n’en reste plus guère, mais attention, sur le terrain dans les autres élections locales territoriales régionales ce n’est pas pareil). Impossible de gagner en 2017 sans ces voix, et sans ces abstentionnistes socialistes. Il faut bien voir, que partout où le PS a reculé dans les 5 scrutins de 2012 à 2016 (municipales, européennes, sénatoriales, territoriales, régionales) le reste de la gauche a reculé aussi.

En fait il faudrait que toute la gauche fasse ce que nous faisons au lieu de nous vilipender : défendre un programme fermement tout en ouvrant les bras, en proposant l’unité, et c’est ce qui affaiblira le plus surement Valls et les siens. L’aile droite du PS est très minoritaire et n’a de force que tant qu’il y a division : elle craint l’unité plus que tout, car l’unité signerait sa défaite intellectuelle politique et organisationnelle. Plus de 80 % de la gauche est à gauche, et il est anormal que moins de 20 % (5 % ?) de la droite de la gauche dirige la gauche : il faut avoir une stratégie qui permette de dépasser cette division et ses frontières artificielles. C’est une pédagogie de masse, entrainante qui est nécessaire. Ca ne se fait pas par scission mais par addition, pas par soustraction mais par un entrainement dynamique. S’il y a une chance d’avoir une garantie de réussite, elle est dans cette trajectoire unitaire.

Nous, (D&S, gauche socialiste) nous défendons cette pédagogie, nous luttons pied à pied, et nous sommes unitaires pour mille. Nous faisons notre travail politique et militant « puissance mille », là où il est nécessaire, ça influence des centaines de milliers de gens dans les syndicats, les associations, les communes, les régions… De toute façon pourquoi exclure le travail « dedans », personne n’a prouvé qu’il échouerait, personne n’a prouvé que travail « dehors » obtient davantage de succès, et la raison militante pragmatique voudrait qu’on combine les deux et qu’on additionne les résultats en une même dynamique. N’est ce pas sectarisme que de prétendre qu’il n’y a qu’une voie ? N’est ce pas sectarisme encore plus grand pour ceux de dehors de prétendre que leurs échecs viendraient du fait qu’il y en a qui combattent encore dedans ?

Les deux combats se complètent et ne s’opposent pas.

Vous prétendez que le PS est mort, « pasokisé », etc. Cela pourrait arriver bien sur. La vérité c’est que ce sont les masses qui tranchent et elles n’ont pas encore tranché. Le seul cas, c’est la Grèce, Syriza a bel et bien remplacé le PASOK , mais svp appréciez tout le sens du mot « remplacer ».

La politique a horreur du vide. Les appareils ne meurent jamais sans être remplacés.

Les « astres morts » envoient de la lumière des millions d’années après.

Déjà les classes dominantes sont très attachées à leurs partis, en France, on connait les célèbres études de René Raymond sur Orléanisme et Bonapartisme. Mais les classes dominées, donc la nôtre, sont encore plus attachées à leurs partis traditionnels, justement parce qu’elles sont dominées.

Tout parti a une nature de classe, celle ci s’analyse en fonction de cinq critères au moins : la genèse, l’histoire, la continuité, la base sociale, l’action politique. Tous les partis de gauche, issu du salariat, ont eu a un moment ou un autre une politique en rupture avec leur nature de classe : sans pour autant que les quatre autres critères soient contredits, et ils sont revenus à leurs amarres. En 1956, par exemple, on aurait pu penser que la trahison des partis de gauche qui ont tous voté les « pouvoirs spéciaux » et causé ainsi des centaines de milliers de morts dans une guerre atroce, avaient tellement trahi que leur nature de classe en était modifiée. Mais non et on a revoté pour eux en 1967, 1974, 1981, 1997, etc..

Jaurès avait tente d’empêcher la guerre. Son parti entier a fait la guerre. 80 ans après, Lionel Jospin chef de gouvernement socialiste, au grand scandale de la droite, imposait qu’on réhabilite les » fusillés pour l’exemple », qui refusaient la sale guerre.

Il n’y a pas de trahison définitive tant que presque tous les critères ne sont pas rompus. La gauche a trahi souvent hélas, sans cesser d’être la gauche.

Ceux qui annoncent la mort du PS me font sourire, même si c’est tristement. Ca arrivera, mais ça n’arrivera surement pas encore ce coup là. Car il ne peut y avoir « d’insurrection civique » contrairement à la thèse non matérialiste de Mélenchon, sans, d’abord, une insurrection sociale ! C’est ça (que j’ai espéré chaque jour pendant la mobilisation 2016 anti El Khomri) qui change la donne des élections. Tout 2016 j’ai espéré un mai 68 pour bouleverser la donne « dedans » et « dehors » et modifier les conditions du scrutin 2017. (Mélenchon ne s’intéressait pas vraiment à vaincre par la mobilisation sociale contre El Khomri, elle était subordonnée dans sa vision à son plan présidentiel).

C’est l’existence qui détermine la conscience et pas une campagne électorale, le vote n’est que le reflet du rapport de force, il ne le change pas vraiment.

Il faut une alchimie entre un grand mai 68 et une grande victoire électorale consécutive.

Alors, comme, après, une gréve générale, une guerre, une révolution, nos partis traditionnels peuvent être changés de fond en comble. Cela n’arrivera que dans leurs ramifications profondes, une rupture de leur histoire, une nouvelle énergie fondatrice, et ça, ça ne vient pas d’une élection uninominale réductrice et superficielle dans ses effets. Mélenchon peut faire de 11 à 14 %, ce sera comme Tapie aux européennes, ça s’effacera, et il n’aura aucun député ensuite, le PS sera gravement abattu, divisé, diminué… et puis remontera dans ce cas nécessairement aux élections suivantes (et encore plus vite et plus fort, s’il y a un Jérémy Corbyn qui passe par là).

Dans ma vie, on m’a annoncé la mort du PS en 1956-58, en 68, en 78, en 83, en 93, en 2002, 2005 et 2OO6, et encore aujourd’hui. Mais pire au Portugal, il n’aurait pas du resurgir en 1974 après 40 ans de dictature à Lisbonne et de social-démocratie trahissante dans le monde ! Et plus récemment là-bas, après la déroute de Socrates, il y a 5 ans, (il avait fait du Hollande et il a même fini en prison), il est redevenu majoritaire, en dépit de toux ceux qui ‘lavaient enterre, et ceux la mêmes ont fait une plateforme de gouvernement, et il y a même un gouvernement PCP-PSP-BdG, c’est à dire, pour faire en frémir certains ici, un « gouvernement Cambadélis-Laurent-Mélenchon » ! ( Et ils ont eu raison de le faire !). (On verra en 2022)

La gauche c’est d’abord une force sociale, le salariat. Un seul salariat, une seule gauche. Heureusement, il n’y a pas deux gauches irréconciliables comme disent Valls et Mélenchon, sinon c’est Sisyphe à perpétuité, c’est la condamnation éternelle à perdre.

Pas possible de vaincre sans unité de la gauche. Sans unité et majorité du salariat (93 % des actifs) pas de forces suffisantes pour renverser le capitalisme. Les secteurs libéraux de la gauche se nourrissent et ne vivent que par la division : l’unité c’est comme l’ail aux vampires, ca les fait fuir. Le salariat ce sont ceux qui n’ont que leur force de travail a vendre et qui ont donc objectivement puis subjectivement besoin d’aller au socialisme contre la barbarie capitaliste.

Le salariat est majoritaire puissant et fort, mais il s’exprime à travers 19 partis en France (dont le PS) et a travers 30 orientations, chaque parti a 3, 4 ou 5 tendances, et il y a 8 syndicats et dans chacune de ces syndicats il y a les mêmes débats. Aucun de ces partis n’a raison à nos yeux, (D&S) mais tous ont une part de raison. Où est la « vérité » ? La bonne ligne d’action ? Quelque part au cœur de ces partis, en leur centre, ce ne sont ni les sociaux libéraux, blairistes ou autres, (Valls est un « Max Lejeune » d’aujourd’hui, quasi un néo) ni les gauchistes au sens « maladie infantile ». Il n’est de solution unitaire, dynamique, qu’au cœur de la gauche, pas à ses marges. Et quand la gauche se trouve une voie commune, une dynamique commune en son coeur, elle se dépasse, elle se transforme,

Je n’ai aucun attachement même sentimental au « PS » tel qu’il est, je n’ai, contrairement à d’autres, aucun esprit de clan, de boutique, de chapelle, de boutique, je n’ai aucune raison matérielle de défendre l’appareil, je lui ai tout donné, il ne m’a rien donné ! Il m’a même été très hostile. Mais il est encore le premier parti de ce pays, sans doute à cause du sectarisme de ceux qui prétendent lui disputer l’hégémonie à gauche : plus ils l’agressent, plus ils le confortent. Mélenchon n’a pas compris la stratégie de front unique, il devrait lire ou relire de bons textes de Léon Trotski, à ce sujet, que je crois les meilleurs en la matière (ils sont devenus introuvables, mais plus démonstratifs et pédagogiques que ceux de Jean Poperen sur le front de classes).

La notion d’entrisme est une notion stupide, et vaine : on ne milite jamais pour le compte d’autrui, et on ne milite bien que parce qu’on croit sincèrement à ce qu’on fait, pas par manœuvre. Comme mes amis de D&S, je n’ai jamais eu de double langage, ni de projet biseauté. Je combat pour une alchimie entre ce parti, toute la gauche unie et le mouvement social, et les questions de programme, lisez D&S c’est notre revue depuis 23 ans, elle paraît chaque mois et est notre référence claire, véritable, sincère, publique, franche et directe. C’est notre fil à plomb : nous ne sommes comptables que de ce qu’il y a dedans, nous réfléchissons, agissons de façon indépendante autour de cette revue essentielle. (Nos critiques feraient bien de la lire et de l’étudier, l’expérience est la chose qui se partage le moins, mais sa lecture les ferait progresser). Avec 4000 abonnés, on a plusieurs sites réputés et suivis, des blogs, on a publié 30 livres, des brochures théoriques, et on a réseau de 130 000 mails, et sommes présents dans 100 départements du pays, sans parler des meetings, médias, on peut dire qu’on travaille beaucoup et pas trop mal. Il y a beaucoup de talents forgés par des décennies de militantismes.

Ceux qui crient « quittez ce parti », n’y voient pas plus loin que le bout de leur nez. Ils devraient se réjouir chaque jour de l’influence, plus ou moins grande que nous exerçons, elle est utile à toute la gauche.

Ils sont moins seuls quand notre combat grandit. Ils ont besoin de ce combat (même quand le sectarisme les aveugle) La gauche socialiste a atteint 30 % des voix et 25 000 voix au Congres de Poitiers de juin 2015. Plus que quand Mélenchon y travaillait au comite de rédaction de D&S.

Notre projet, à D&S, est celle d’un grand parti de toute la gauche, à l’intérieur duquel les tendances du salariat se regroupent, s’expriment en tendances, et avec une démocratie scrupuleuse, poussée jusqu’au bout.

Il n’existe pas de clivage entre réformisme et révolution, le réformisme mène a la révolution, et la révolution se nourrit de réformisme. (Lisez Rosa Luxembourg). L’aspiration au socialisme, pour des millions de gens, vient du ventre, et elle passer par l’école du syndicalisme. Le socialisme est une idée neuve qui se ressource sans cesse. Il n’y a jamais eu de socialisme ni de communisme nulle part, sur la planète, les contre révolutions sanglantes ont jusque là étouffé toutes les tentatives.

Mais pour nous, sans aucun doute et nous y travaillons, naitra un jour un grand parti rouge rose vert, c’est notre objectif et il défendra victorieusement notre programme de « transition » et alors la révolution sera proche.

Mais toute révolution commence non par des discours, mais par le combat pour le pain, les revendications légitimes, la démocratie. Ensuite, oui, il faut une théorie, car sans théorie, consciente , partagée par le mouvement de masse, on ne va pas jusqu’au bout ni de la réforme, ni de la révolution.

Gérard Filoche (lire « mai 68 histoire sans fin » et D&S chaque mois).

Si tu lis cette tribune, peux tu la mettre sur ton blog en réponse sur Médiapart car je ne sais comment ni ne peut le faire

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