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Espagne. Le point sur la crise de Podemos

, par Antoine (Montpellier)jeudi 24 mars 2016

La crise interne de Podemos a pris un tour spectaculaire avec la décision de Pablo Iglesias de renvoyer Sergio Pascual, le n°3 du parti, secrétaire général en charge de l’organisation.

La « fraction » Errejón ouvre les hostilités, première riposte de Pablo Iglesias

La crise interne de Podemos a pris un tour spectaculaire avec la décision de Pablo Iglesias de renvoyer Sergio Pascual, le n°3 du parti, secrétaire général en charge de l’organisation. C’est un poste clé, évidemment, dont a profité la fraction de Iñigo Errejón, le n°2, à travers la démission (concertée avec Pascual) de 10 membres de l’instance régionale de Madrid, le Conseil Citoyen de la Communauté de Madrid : l’objectif était de provoquer des élections internes, via des primaires. Ces élections auraient permis de légitimer en douceur la prise de l’appareil par les errejonistes. Mais ce qui était localisé à Madrid a été décodé par Iglesias comme un coup de force à portée générale, au niveau de l’ensemble de l’Etat espagnol, en particulier dans des régions où le parti connaît une crise de direction, comme en Galice, en Euskadi, etc. En résumé les errejonistes de Madrid démissionnent par décision propre pour forcer la destitution du secrétaire régional à l’organisation, un proche de Iglesias, celui-ci riposte plus fort encore, au plus haut de l’organigramme du parti, en faisant sauter celui qui, en tant que secrétaire général à l’organisation a, au moins, laissé faire le coup de force, et aurait pu laisser se poursuivre (ou continuer à soutenir en sous-main) la déstabilisation en d’autres zones du territoire. Iglesias, qui bien entendu, refuse de relancer des élections internes, a donc interprété que Madrid n’était que la pointe émergée de l’iceberg d’un putsch visant à reconfigurer les pouvoirs dans les diverses régions. Le souvenir du comportement « sectaire » de Sergio Pascual en Andalousie (il est député pour Séville) cherchant à placer les siens dans les diverses instances du parti et le conflit qu’ainsi il ouvrit (et perdit) avec Teresa Rodríguez, l’actuelle secrétaire régionale, membre du courant Anticapitalistas, a dû revenir à l’esprit de Pablo Iglesias : par ailleurs à l’époque, quoique globalement en accord politique avec Iñigo Errejón, le mentor de Sergio Pascual, il avait apporté son appui à Teresa Rodríguez lorsque ledit Iñigo Errejón, tenta de brider sa volonté de rester indépendante vis-à-vis du PSOE local ! Peut-être la première alerte sur la cohésion du tandem de la direction nationale.

Le deuxième temps de la riposte iglésiste

Plus spectaculaire, et très coup de poker, que la destitution du responsable général à l’organisation par Iglesias : il le remplace par ... Pablo Echenique. Rappelez-vous, celui-ci avait mené bataille avec Teresa Rodríguez, au congrès de fondation de Vistalegre, pour s’opposer à la structuration antidémocratique du parti que défendait et réussit à faire passer la "troïka des profs" Iglesias, Errejón et Monedero. La suite est à lire ici

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