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A ceux qui pensent nous faire oublier la Palestine

Hommage à cette exemplaire résistance palestinienne

, par Hayat Boustajeudi 9 mai 2019

Ce 8 Mai 2019, jour férié pour se souvenir de ce 8 mai 1945 en cette fin des bombardements nazis.

Ce 8 Mai 2019, pour condamner les bombardements israéliens sur Gaza et le blocus sur cette ville palestinienne, lors d’un rassemblement à Paris, la préfecture a exigé des policiers d’inscrire le nom de tous ceux qui appelaient au « Boycott d’Israël ».

Encore une fois, les violences d’Israël et son impunité soulèvent l’indignation des femmes et des hommes épris de démocratie, de droit et de justice mais laissent indifférents un grand nombre d’États tant occidentaux qu’arabes, ceux qui sont aux commandes de la situation internationale. Ceux qui devraient veiller sur les applications des résolutions de l’ONU et qui devraient, quand un pays refuse de s’y soumettre, prendre des mesures à l’encontre de ce dernier et décréter un embargo en particulier sur les armes.

Mais, non. On s’acharne sur ceux qui n’ont plus que le boycott pour défendre le Droit au moment où on assassine, on brûle, enfants et personnes âgées au nom de « tirs ciblés », que l’on exproprie des familles entières et que, selon l’Association CAPJPO Euro Palestine, certains rabbins déclarent qu’Hitler s’était trompé de population.

Les démocrates israéliens ne veulent pas être complices de cette cruauté.

En 2009, Jean-Moïse Braitberg envoyait une lettre au Président israélien pour effacer le nom de son grand père, gazé à Treblinka en 1943, sur le Mémorial dédié en Israël aux victimes juifs du nazisme :
«  Je vous demande d’accéder à ma demande, Monsieur le Président, parce que ce qui s’est passé à Gaza, et plus généralement, le sort fait au peuple arabe de Palestine depuis soixante ans, disqualifie à mes yeux Israël comme centre de la mémoire du mal fait aux juifs, et donc à l’humanité tout entière. Il fallait, m’a-t-on appris, que ces crimes plus jamais ne recommencent ;(...) Or, Monsieur le Président, j’observe que malgré plusieurs dizaines de résolutions prises par la communauté internationale, malgré l’évidence criante de l’injustice faite au peuple palestinien depuis 1948, malgré les espoirs nés à Oslo et malgré la reconnaissance du droit des juifs israéliens à vivre dans la paix et la sécurité, maintes fois réaffirmés par l’Autorité palestinienne, les seules réponses apportées par les gouvernements successifs de votre pays ont été la violence, le sang versé, l’enfermement, les contrôles incessants, la colonisation, les spoliations . »

Cet acharnement, cette violence, cette politique de terreur révolte Zeev Sternhell, historien israélien du fascisme. Sous le titre «  En Israël pousse un racisme proche du nazisme à ses débuts », il écrivait dans un article publié dans « Courrier du CVPRO » [1] : «  Je tente parfois d’imaginer comment l’historien qui vivra dans cent ans essaiera d’expliquer notre époque. A quel moment a-t-on commencé à comprendre en Israël que ce pays devenu Etat constitué (…), fondé sur les ruines du judaïsme européen et au prix du sang de 1% de sa population, dont des milliers de combattants survivants de la Shoah, était devenu pour les non juifs, sous sa domination, un monstre ? Quand exactement, les israéliens ont-ils compris que leur cruauté envers les non juifs, sous leur emprise en territoires occupés, leur détermination à briser les espoirs d’indépendance des Palestiniens, (…) commençaient à saper la légitimité morale de leur existence nationale  ? ».

En effet "un monstre" proche du nazisme quand «  une trentaine de manuels scolaires édités de 1994 à 2017(…) sont examinés au plan discursif, lexical et visuel : la morphologie, les illustrations, les graphiques, (…) tous les signes utilisés dans le but de rendre normale et légitime la logique d’élimination inhérente à la colonisation israélienne, autrement dit l’exclusion et l’élimination des palestiniens … ». Professeure Nurit Peled de l’Université hébraïque de Jérusalem.

74 ans après ce 8 mai 1945 du « Plus jamais ça », ils ont oublié (ou plutôt ils choisissent d’oublier ou font semblant d’oublier) et recommencent.

Ce 8 mai 2019, CAPJPO Euro Palestine [2] qui avait appelé à ce rassemblement contre le blocus israélien rappelait : «  Selon un bilan provisoire envoyé par Ziad Medoukh, on dénombrait ce lundi, après les bombardements israéliens, 27 morts palestiniens, dont deux bébés, 3 enfants, 2 foetus, 5 femmes, et 3 personnes âgées…Parmi les 154 blessés palestiniens recensés, on comptait par ailleurs 25 femmes et 30 enfants(…), plus de 250 personnes sans-abri après la destruction de leurs maisons et appartements.(…), centres éducatifs détruits, puits d’eau, routes et terrains agricoles endommagés, infrastructures civiles importantes détruites  ».

Le déni de la Palestine, érigé en système approuvé par les pouvoirs dominants est une arme au service d’une politique de domination, d’exclusion, de déracinement, d’éradication . Et, de ce fait, une invitation au terrorisme.

Il ne s’agit pas seulement de solidarité car nous sommes tous concernés par les conséquences de cette politique de terreur à l’encontre du peuple palestinien qui, en s’aggravant, donne à tous les extrémismes la possibilité d’œuvrer dans le monde.

La Résistance Palestinienne malgré les crimes, les bombardements, la sauvagerie environnante ne baisse pas les bras face au spectacle inquiétant de ceux qui veulent ne pas voir et laissent faire.
La solidarité internationale ne désarme pas non plus malgré la volonté de certains de vouloir la briser.

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